Une campagne 2011 tardive mais prometteuse

Une campagne 2011 tardive mais prometteuse

La sécheresse qui sévit en France depuis cet hiver a aussi un effet sur les « paysans de la mer » que sont les mytiliculteurs. Eh oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, la moule, élevée en pleine mer, a besoin d’eau ! Pourquoi ? Premièrement, parce que le déficit pluviométrique a un impact direct sur le taux de salinité des eaux côtières. Or un taux élevé de sel ralentit le développement du plancton dont se nourrissent les moules. Et deuxièmement, parce que les précipitations alimentent les ruisseaux et rivières qui acheminent les éléments nutritifs : qui dit moins de pluie, dit moins de nourriture… La campagne de récolte 2011 sera donc un peu plus tardive, mais elle promet d’être belle : l’ensemencement de l’année dernière a été réussi et la les jeunes moules sont bien réparties sur les pieux. Certes, on vient de le voir, on a manqué d’eau ces derniers mois, mais la météo apporte parfois de bonnes surprises : cet hiver, les bouchots n’ont pas eu à subir de fortes tempêtes, ce qui est le gage d’une belle récolte.